Monkeypox

Vous pourrez retrouver ici l’actualité, des articles, documents et veilles bibliographiques sur le Monkeypox

Société Française de Microbiologie

Mission Coreb : Coordination Opérationnelle Risque Epidémiologique et Biologique
https://www.coreb.infectiologie.com/

Santé publique France : Point de situation au 28/05/22 suite aux cas d’infections au virus Monkeypox signalés en France et dans le monde.
https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/maladies-transmissibles-de-l-animal-a-l-homme/monkeypox

  • Des cas de Monkeypox sans lien direct avec un voyage en Afrique du Centre ou de l’Ouest ou des personnes de retour de voyage ont été signalés en Europe et dans le monde, des cas suspects sont en cours d’évaluation dans de nombreux pays et la situation évolue donc très rapidement. En France, les infections par ce virus font l’objet d’une surveillance pérenne par le dispositif de la déclaration obligatoire. Compte tenu des alertes en cours, la surveillance de ces infections est renforcée par Santé publique France et des messages d’informations et d’alerte sont adressés aux professionnels de santé.
  • Cas de Monkeypox : point de situation en France
    Au 9 juin 2022 à 14h00, 91 cas confirmés de Monkeypox ont été rapportés en France : 64 en Ile-de-France, 10 en Occitanie, 8 en Auvergne-Rhône-Alpes, 2 en Normandie, 2 dans les Hauts-de-France, 1 en Centre-val de Loire, 1 en PACA, 1 en Bourgogne-Franche-Comté et 2 en Nouvelle-Aquitaine.
    Sur 91 cas confirmés au 9 juin 2022 14h00, 85 ont fait l’objet d’une investigation, un a refusé celle-ci un demeure injoignable et 4 sont en cours d’investigation. Tous les cas investigués sont des hommes, âgés entre 20 et 63 ans (âge médian : 35 ans). Parmi les cas investigués, 4 sont immunodéprimés, deux ont été hospitalisés mais ne le sont plus à ce jour ; aucun n’est décédé.
    A ce jour, comme dans les autres pays d’Europe, ces cas sont survenus majoritairement, mais pas exclusivement, chez des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH), sans lien direct avec des personnes de retour de zone endémique. La majorité des cas rapporte des partenaires sexuels multiples.
    La plupart des cas investigués déclarent ne pas pouvoir identifier la personne qui les aurait contaminés.
    Enfin, 4 des cas investigués sont des cas secondaires, non vaccinés.
    Parmi les cas investigués, 39 ont voyagé, séjourné ou travaillé à l’étranger avant le début de leurs symptômes, dont certains dans plusieurs pays différents : 18 voyages sont ainsi rapportés en Espagne, 6 en Belgique, 5 en Allemagne, 1 au Portugal, 1 au Royaume-Uni, 1 au Pays-Bas, 1 au Maroc, 1 en Inde, 2 en Suisse, 1 aux Etats-Unis, 2 au Mali et 1 en Colombie. Ces voyages ne constituent pas systématiquement l’origine de la contamination.
    La prochaine actualisation de ce bilan aura lieu mardi 14 juin.
    Compte tenu de ce qui a été observé en Europe sur la maladie, une communication ciblée a été rapidement mise en œuvre en direction des personnes HSH. Les messages rappellent les modes de transmission, les symptômes, la conduite à tenir en cas de symptômes. Ils sont actuellement diffusés en digital sur le site Sexosafe dédié aux HSH et via les réseaux sociaux. En parallèle, sur le terrain, des affiches, des flyers et des fiches-conseils ont été diffusés grâce aux acteurs associatifs, aux ARS et aux équipes de Sexosafe présentes sur le terrain. Les actions de prévention s’adapteront à l’évolution de la situation.

    En l’absence habituelle de Monkeypox en Europe et de lien rapporté par les cas identifiés avec une zone à risque, le contexte européen actuel constitue une alerte et suggère une contamination en Europe. C’est pourquoi, en France, la surveillance pérenne du Monkeypox par le dispositif de la déclaration obligatoire est renforcée et des messages d’informations et d’alerte sont adressés aux professionnels de santé. Les échanges se poursuivent par ailleurs avec les autres pays européens, l’OMS et l’ECDC.

HAS Monkeypox : vacciner les adultes et professionnels de santé après une exposition à la maladie (24/05/2022)

  • ” L’apparition de cas de Monkeypox, dans plusieurs pays, notamment européens, et la confirmation de trois cas en France, ont conduit la Direction générale de la santé à saisir en urgence la HAS afin de préciser la stratégie vaccinale à mettre en œuvre pour réduire la transmission interhumaine du virus. La HAS recommande aujourd’hui la mise en œuvre d’une stratégie vaccinale réactive, c’est-à-dire autour d’un cas confirmé : les adultes dont le contact avec une personne infectée est considéré comme à risque, y compris les professionnels de santé exposés sans mesure de protection individuelle. Cette vaccination doit être effectuée uniquement avec le vaccin de troisième génération. ”
    https://www.has-sante.fr/jcms/p_3340419/fr/monkeypox-vacciner-les-adultes-et-professionnels-de-sante-apres-une-exposition-a-la-maladie

Laboratory testing for the monkeypox virus: Interim guidance WHO

  • ” Plusieurs pays sont actuellement touchés par une épidémie de variole du singe dans plusieurs régions du monde, dont l’ampleur et l’impact restent incertains. L’objectif global des tests de laboratoire dans ce contexte est de permettre une confirmation rapide et précise de l’infection afin de favoriser la rupture des chaînes de transmission et d’arrêter l’épidémie.”
    https://www.who.int/publications/i/item/WHO-MPX-laboratory-2022.1