Groupe de travail

Mycobactéries

Il est composé de 3 sous-groupes

MYCO

Environ 70% des infections émergentes chez l’homme ont pour origine l’animal. L’érosion de la biodiversité, le changement climatique, la déforestation et le bouleversement des équilibres risque d’accroitre ce phénomène si des mesures ne sont pas prises. Une prise de conscience a émergé au niveau politique sur les liens étroits entre les sphères de santé humaine, animale et environnementale. Le concept « One Health/une seule santé » promeut une approche holistique et transdisciplinaire de la santé globale.

La volonté est une chose, l’application sur le terrain en est une autre car de nombreuses barrières technologiques, organisationnelles, voire culturelles restent à franchir pour mettre en œuvre ce concept. La recherche sur les maladies à mycobactéries nous offre aujourd’hui une formidable opportunité de mettre en action de manière concrète le concept « One Health ». A vrai dire, nos anciens l’ont fait avant nous. Au début du XXème siècle, un médecin, Albert Calmette et un vétérinaire Camille Guérin, ont travaillé en étroite collaboration pour faire face à un véritable défi : stopper les ravages de la tuberculose. A cette époque, la tuberculose est largement présente chez l’homme comme chez la vache et la contamination d’origine zoonotique représente une proportion importante de cas. Le médecin et le vétérinaire s’attellent ensemble à la production d’un vaccin, et de leurs efforts nait le Bacille Calmette Guérin ou BCG, une souche atténuée de Mycobacterium bovis isolée d’une vache tuberculeuse. Le BCG aujourd’hui est l’un des vaccins les plus administré au monde : il permet dans les pays à forte endémie de sauver de nombreux jeunes enfants d’infections disséminées très graves de tuberculose ; en améliorant le statut immunologique général de l’enfant, il serait également bénéfique contre des maladies autres que la tuberculose, d’origine infectieuse, voire d’ordre métabolique.
Aujourd’hui les maladies à mycobactéries comme la tuberculose, mais également la lèpre ou l’ulcère de Buruli, restent très présentes chez l’homme et ces bactéries ont été identifiées chez de nombreux animaux sur notre planète, faune sauvage comprise. Leur contrôle nous pose des défis multiples et seule une approche « One Health » nous permettra de les relever. Continuons sur les traces de nos ainés et unissons nos forces et connaissances !

MycoMed

Responsable

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Philippe Lanotte

CHRU de Tours

Description du groupe

MycoMed a été créé en 2014 et constitue avec Mycoclub, une des deux entités du groupe de travail Mycobactérie de la SFM. Il regroupe des microbiologistes médicaux en charge des mycobactéries dans leur laboratoire. MycoMed souhaite apporter une approche clinico-biologique des infections à mycobactéries avec pour objectifs :

  • L’amélioration de la démarche diagnostique,
  • L’initiation d’études clinico-biologiques sur les infections à mycobactéries,
  • L’harmonisation des pratiques du laboratoire.

Un groupe de coordinateur composé de Christian Martin (Limoges), Pascale Bémer (Nantes), Anne Carricajo (Saint-Etienne), Philippe Lanotte (Tours), Laurent Raskine (Paris) et Claire Andrejak (Amiens) en assure l’animation.

L’interlocuteur du MycoMed pour la SFM est Philippe Lanotte.

Le groupe se réunit en congrès tous les deux ans lors des JMLF (Dijon 2015, Tours 2017) et organise une journée de travail entre ces congrès (Lariboisière, Cochin).

 

Annonces

Etudes en cours ou en projet :

  • Epidémiologie et devenir des infections à Mycobactéries Non Tuberculeuses (MNT) pulmonaires (soumis).
  • Comparaison des caractéristiques de M. avium, M. intracellulare et M. xenopi (en cours).
  • Projet de cohorte prospective sur les MNT pulmonaires hors mucoviscidose avec constitution d’une souchothèque, sputothèque, DNAthèque et sérothèque (soumis).
  • Participation à l’étude CIMeNT sur les infections à MNT chez les patients mucoviscidosiques (en cours).
  • Etude prospective sur les MNT extra-pulmonaires (généralisée, cutanées et ostéo-articulaires) en projet.

MycoClub

Responsable

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Alain Baulard

Institut Pasteur, Lille

Description du groupe

Les travaux de Jean-Antoine Villemin, qui dès 1867 parle d’une maladie contagieuse liée à un microbe encore invisible, puis ceux de Calmette et Guérin qui aboutiront à la genèse du vaccin qui porte leurs noms, ont ancré la France et la francophonie dans une longue tradition de recherche sur la tuberculose, puis ensuite sur les maladies à mycobactéries au sens large.

Le MycoClub a été créé en 2010 à l’initiative de Camille Locht, Nathalie Winter et Alain Baulard. Il est né d’un besoin de la communauté des mycobactériologistes de langue française de structurer les discussions et échanges scientifiques afin de renforcer les collaborations existantes, voire d’en créer de nouvelles.

La communauté francophone des mycobactériologistes est riche de plusieurs dizaines de groupes, actifs dans tous les domaines de la recherche fondamentale, transversale, et clinique. L’un des premiers objectifs du MycoClub a été de permettre à cette communauté de mieux se connaitre, afin de dégager des synergies de recherche et affiner les spécificités de nos laboratoires. Les réunions du MycoClub ont également pour vocation de permettre à un maximum de jeunes chercheurs de se rencontrer autour de conférences de très haut niveau scientifique délivrées par d’illustres invités, et de présenter leurs propres travaux dans une ambiance décontractée. Ces échanges sont ainsi le lieu d’initiation et de construction de réseaux de collaborations gourmandes d’innovation, dans le respect mutuel et le dialogue. De nombreux scientifiques issus de laboratoires pharmaceutiques participent également à ces journées, y compris comme conférenciers, ce qui offre également des opportunités d’échanges avec les équipes académiques et hospitalières.

Depuis sa création, le MycoClub a également veillé à initier des ponts avec le groupe MycoMed et Azay-Mycobactéries, qui regroupe microbiologistes médicaux et leurs équipes.

Une intégration du MycoClub et du MycoMed au sein de la SFM est en cours, au sein d’une même structure de travail baptisée « Mycobacteria ».

La première convention du MycoClub a eu lieu à l’Institut Pasteur de Lille en 2010, suivie par Tours en 2011, Toulouse en 2013, Marseille en 2014, Versailles en 2017. Ces congrès rencontrent un succès grandissant à chaque occasion et rassemblent la grande majorité des équipes des pays francophones travaillant dans le domaine. Ils ont aussi abouti à plusieurs projets collaboratifs, y compris avec des collègues de l’industrie.

En 2019, MycoClub et MycoMed pourraient envisager un congrès commun afin de stimuler le métissage des conférences et interventions.

Le conseil scientifique national du MycoClub est composé de :

Claire Andréjak (Amiens)*, Alain Baulard (Lille), Anne Bergeron-Lafaurie (Paris), Roland Brosch (Paris), Stéphane Canaan (Marseille), Jean-Louis Herrmann (Versailles), Laurent Kremer (Montpellier), Camille Locht (Lille), Christian Martin (Limoges)*, Olivier Neyrolles (Toulouse), Nicolas Véziris (Paris)*, Nathalie Winter (Tours).

*Ch.Martin, C. Andrejak et N. Véziris sont également membres du conseil scientifique du MycoMed

MycoVet

Responsable

Nathalie.WINTER

Nathalie Winter

Centre INRAE Val de Loire

Description du groupe

Les mycobactéries sont responsables de plusieurs maladies à fort impact en santé animale. La tuberculose bovine (bTB) causée principalement par Mycobactérium bovis, est présente sur notre territoire et plus largement en Europe. M. bovis étant transmissible à l’homme, la bTB est une maladie réglementée. Les mesures de contrôle assurent à certains états membres (dont la France) le statut indemne de bTB – moins de 0,1% de cheptels touchés- précieux pour les échanges commerciaux. Cependant, bien que l’objectif de l’UE soit l’éradication de la maladie dans le continent, certains états membres n’ont toujours pas ce statut et en France, le but final d’éradication semble s’éloigner, entre autres par la présence de l’infection parM. bovis dans de nombreuses espèces de la faune sauvage dans plusieurs régions où la maladie persiste. De plus, le programme de contrôle de la bTB est économiquement lourd en raison des tests et de l’abattage de nombreux animaux. Le contrôle pourrait devenir plus efficace, grâce au développement et à l’application de tests diagnostiques plus performants et aussi, pour la faune sauvage, de vaccins afin de diminuer le risque de transmission aux cheptels. Une autre maladie mycobactérienne majeure en santé vétérinaire est la paratuberculose (paraTB) -ou maladie de Johne- causée par M. avium spp paratuberculosis. Elle affecte un grand nombre de troupeaux de grands et petits ruminants en France et dans le monde. Contrairement à la bTB, la paraTB n’est pas une maladie réglementée à déclaration obligatoire en France. Cependant, elle est responsable de pertes économiques majeures et impacte le bien-être des animaux. Le potentiel zoonotique deM. paratuberculosis est soupçonné depuis de longues années, même s’il existe encore de très nombreuses zones d’ombre quant au rôle de ce microorganisme dans le développement de certaines inflammations digestives chroniques chez l’homme, telles que la maladie de Crohn. Comme pour la bTB, les tests diagnostiques et les mesures de protection contre la maladie sont perfectibles. Pour ces deux maladies majeures en santé animale, le rôle de l’environnement doit également être mieux compris. Les mécanismes de virulence de ces agents pathogènes redoutables gardent encore de nombreux secrets….

Il existe en France une communauté active et mobilisée dans la lutte contre la bTB et la paraTB. Ces acteurs de la santé animale et environnementale sont des chercheurs microbiologistes et épidémiologistes, des vétérinaires, des personnels dans des structures de surveillance et de lutte contre ces maladies …. Le MycoVet a été créé en juin 2019 pour les regrouper. Les objectifs du MycoVet sont de :

  • Proposer à la communauté un espace convivial de rencontres scientifiques stimulantes
  • Favoriser les synergies avec les autres communautés dans la lutte contre les maladies à mycobactéries
  • Établir des connexions entre la recherche scientifique et les acteurs de terrain pour une meilleure prévention et gestion des maladies à mycobactéries
  • Promouvoir l’approche « One Health/Une seule santé »

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